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Salons Auto / Sandro Mesquita : «Il est important de revenir à Genève!»

Rédigé par Xavier Daffe le 30-01-2024

Sandro Mesquita, à la tête du salon de l’auto de Genève, aborde avec nous l'édition 2024, celle du 100e anniversaire d'un événement qui cherche à se réinventer et à se redresser après l'annulation de 2020, en raison de la crise du COVID-19 !

C'est le retour du salon de l'auto de Genève à… Genève dans le calendrier des salons automobiles internationaux, environ quatre ans après l'annulation de l'événement de 2020, quasiment à la veille de l'ouverture, en raison de la pandémie de COVID-19, un virus qui nous a confinés chez nous et a presque arrêté le monde ! Sandro Mesquita, suisse d’origine portugaise de 49 ans, est le directeur général d’un événement fortement touché par la crise sanitaire qui a causé un véritable «séisme» et a eu des répliques qui ont fortement ébranlé les fondements de l'industrie, et pas seulement automobile.

Texte JOSÉ CAETANO (AutoBest)/Xavier DAFFE (Moniteur Automobile)

De 151 à… 15 « Premières » !

L'annulation de 2020 a également fortement secoué l'entité derrière l'organisation, l'obligeant à se réinventer, notamment avec la conclusion d'un accord avec le Qatar pour la tenue de l'exposition du même nom dans la capitale du royaume dans la péninsule arabique, Doha – avec une première édition qui s’est tenue en octobre 2023. Le partenariat a redonné une certaine capacité financière à la fondation responsable de l'événement, qui a entretemps reçu le feu vert pour la mise sur pied du salon du 27 février au 3 mars prochains. Parmi les marques participantes, on note essentiellement les noms de BYD, Dacia, Isuzu, Lucid, MG Motor, Pininfarina et Renault. Dans cette liste, pas d'Allemands, pas de Coréens, pas de Japonais et pas de trace de Stellantis non plus ! Pour l’édition 2024, l'organisateur annonce seulement 15 premières mondiales et européennes, un chiffre qui contraste avec les 151 de 2019. Il y a cinq ans, en exposition sur une superficie de 110.000 m2, 150 marques avaient attiré plus de 602.000 visiteurs. Pour cette édition, Sandro Mesquita fait preuve de modestie, de réalisme en parlant de «30 exposants et de 200.000 visiteurs environ». Selon son patron, l'événement a dû se réinventer s'il voulait revenir aux jours de gloire du passé et récupérer le statut de capitale mondiale de l'automobile pendant la semaine du salon !

Zones thématiques

Pour 2024, l’organisateur parle de zones thématiques plutôt que de nouveautés. « Je suis très pragmatique et je comprends le moment difficile que nous vivons. Nous avons néanmoins l'ambition de croître rapidement et de faire de Genève une plateforme de communication très importante pour le secteur automobile, mais nous savons aussi que nous sommes obligés de mettre en place un modèle différent de celui que nous avions depuis des décennies, en ne louant plus simplement des espaces aux constructeurs, mais en créant des zones qui impliquent beaucoup plus les visiteurs, afin de leur offrir des expériences plus attractives », explique Sandro Mesquita.

Pour le directeur général du salon suisse, «Genève n'a pas perdu en importance, mais elle doit se présenter différemment pour rester pertinente pour l'industrie, en recourant, par exemple, à la présentation et à la production de contenus qui transmettent aux visiteurs le changement rapide du paradigme dominant dans l'automobile. C'est ce que nous faisons dans l'édition 2024, avec l'introduction de zones thématiques pour 'décoder' la transformation en cours : Adrenaline Zone, Design District, Mobility Lab et Next World», explique-t-il. «Dans la première, on trouvera des modèles de compétition, des séries spéciales, des productions sur mesure et des supercars. Dans la deuxième, avec le soutien de Frank Stephenson (ex-BMW, Ferrari, Fiat, McLaren et Mini), nous aborderons les changements de design imposés par le passage des moteurs à combustion interne aux moteurs électriques. Dans la troisième zone,ce sera la mobilité du futur qui sera promue, et dans la quatrième, en partenariat avec Polyphony Digital, le producteur du jeu vidéo Gran Turismo, le divertissement est privilégié comme outil de communication.»

Genève n'a pas perdu en importance, mais elle doit se présenter différemment pour rester pertinente pour l'industrie.

Cap sur 2025

L'expérience de l'exposition au Qatar Genève, nous dit Sandro Mesquita, devait revenir cette année. «Nous célébrons 100 ans d'éditions internationales. La numérisation s'est accélérée pendant la pandémie, les marques ont adopté de nouvelles formules de communication et les expositions traditionnelles ont presque disparu du calendrier de l'industrie automobile, mais nous, nous sommes de retour ! Évidemment, la liste des ‘premières’ est beaucoup plus réduite que par le passé, mais cela est dû surtout aux restrictions auxquelles tous les constructeurs sont confrontés, car ils sont poussés à investir moins dans ce type d'événements ou n'ont pas de nouveautés à présenter, ce qui reflète l'instabilité du secteur due à la marche forcée vers l'électrification», explique-t-il.

Sandro Mesquita promet un salon beaucoup plus animé dès 2025. «L'organisation doit savoir s'adapter à la situation... L'avenir de l'automobile est entre les mains des politiciens, pas entre les nôtres ! Nous marquons les 100 ans avec une exposition plus compacte, c'est vrai, mais nous avons réussi à réunir certains des modèles présentés à Genève dans le passé, dans la Classics Gallery, avec 35 icônes comme la Jaguar E-Type de 1961, et nous avons beaucoup de signes d'intérêt pour l'année prochaine, ce qui nourrit l'espoir de retrouver notre statut ! L'automobile suscite toujours de l’émotion et le public a besoin des ces moments que nous pouvons leur offrir», ajoute-t-il.

L'automobile suscite toujours de l’émotion et le public a besoin des ces moments que nous pouvons leur offrir

Expérience au Qatar

Enfin, Mesquita, qui a pris les rênes du salon de Genève en mai 2020, quelques mois après l'annulation qui a failli mettre fin à l'exposition, nous a parlé de l'expérience au Qatar. «La décision a été prise trois jours avant l'ouverture. Cela nous a laissés sans fonds financiers. Nous n'avons pas trouvé de banques disponibles pour des prêts, mais l'opportunité de monter l'exposition dans un autre pays s'est présentée, comme cela se fait avec Art Basel, qui a commencé à Bâle et est déjà passée par Miami, Hong Kong et Paris. Cette opportunité nous a permis de gagner de l'argent et de montrer aux marques que nous pouvions réinventer le modèle des expositions automobiles ! L'expérience à Doha a été très réussie et a confirmé ce potentiel», conclut-il. Le salon de l’auto de Genève, c’est du 27 février au 3 mars : https://genevamotorshow.com/geneva-2024/

 

 

 

 

Rédacteur en Chef Le Moniteur Automobile

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