Si, au premier coup d'oeil, la fiche technique ne laisse pas apparaître de grosse évolution, la 6e génération de Golf GTI progresse pourtant en profondeur. Volkswagen annonce que 60% des pièces sont nouvelles, dont le 2 litres 4 cylindres qui, malgré sa puissance comparable (210 ch contre 200), est totalement inédit. Pour le reste, les évolutions touchent bien entendu à la présentation extérieure (boucliers, jupes, jantes, échappement, calandre à liseré rouge) et intérieure (habillage, instrumentation, volant) ainsi qu'aux liaisons au sol, qui diffèrent du reste de la gamme par des roues de 17 pouces, des amortisseurs et ressorts spécifiques, ces derniers déterminant une hauteur de caisse réduite de 22 mm à l'avant et de 15 mm à l'arrière. En option, la GTI peut recevoir l'amortissement adaptatif DCC réglable sur 3 niveaux (Confort, Normal, Sport) et la boîte robotisée DSG à 6 rapports, dont il se dit qu'elle devrait représenter 30% des ventes.
Conduite : 148/200 - DSG 164/200
L'air de rien, le nouveau 2 litres TSI signe des prestations de très haute volée en collant plus d'une seconde à son prédécesseur dans l'exercice du 1000 m DA.Au volant, les progrès sont aussi sensibles: la mécanique est moins lisse et plus démonstrative à l'oreille, surtout avec la boîte DSG, qui accompagne chaque passage de rapport d'un jappement sourd. La direction électromécanique est un régal de précision et de douceur. On notera que les palettes de sélection au volant sont d'office fournies avec la DSG.
Sécurité : 148/200
Le freinage de la GTI est puissant, mais malheureusement peu endurant en utilisation musclée. Le comportement est plaisant et particulièrement efficace, mais il décevra néanmoins les puristes, qui regretteront le manque de maintien de la caisse ainsi que le blocage électronique de différentiel XDS indéconnectable (de même que l'ESP), qui retient le train avant dans les virages pris à vive allure. En bonne familiale qui se respecte, la Golf GTI présente un haut niveau de sécurité. Les airbags latéraux arrière peuvent être montés moyennant supplément.
Confort : 156/200
La sixième Golf GTI est particulièrement prévenante pour ses occupants. Tant par sa suspension, qui filtre bien les inégalités, que par la qualité des sièges ainsi que l'insonorisation, qui permet de voyager vite sans jamais avoir les oreilles qui sifflent. L'habitabilité est évidemment celle d'une Golf classique. Le climatiseur automatique bizone fait partie de la dotation de série.
Fonctionnalité : 148/200
Hormis les quelques appendices aérodynamiques, la Golf GTI possède les qualités pratiques de ses soeurs TDI. Le coffre offre une bonne capacité de chargement (350 l), que la banquette rabattable permet d'étendre jusqu'à 1.305 l. Et en option, on peut aussi s'offrir la trappe à skis. L'instrumentation offre quelques spécificités telles que la température d'huile et l'indicateur de passage des rapports. L'équipement de série est complet.
Budget : 140/200
Le nouveau 2 litres offre un meilleur rendement que son prédécesseur. C'est ce qui explique qu'il soit non seulement plus performant, mais aussi plus sobre que celui qu'il remplace. La moyenne oscille entre 10 et 11 l/100 km selon que l'on dispose de la boîte DSG ou non. Ce qui est moins réjouissant, c'est que le prix de vente de la Golf GTI soit 2.500 euros plus élevé que pour la génération précédente. Un supplément difficilement justifiable à nos yeux malgré les quelques équipements de plus.
Conclusion : 740/1000 - DSG 756/1000
Icône parmi les sportives, la Golf GTI traverse les époques avec une formidable capacité d'adaptation. Certes, les puristes n'y trouveront sans doute plus leur compte par la faute d'un comportement désormais plus conciliant que pointu (manque de maintien de caisse, ESP et XDS indéconnectables), mais force est de reconnaître que cette sixième génération de GTI parvient malgré tout à allier de la plus belle manière des performances de premier plan à une étonnante facilité de conduite. Cette homogénéité - déjà à mettre à l'actif de la GTI V - s'apprécie d'autant plus au volant du modèle DSG, dont la boîte agit avec finesse et se marie parfaitement avec le 2 litres TSI. Finalement, notre seul regret concerne l'augmentation sensible - et injustifiée - du tarif. Mais il paraît que quand on aime, on ne doit pas compter. Facile à dire...
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur automobile 1449 du 8 juillet 2009.
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