La Skoda Citigo est entièrement dérivée de la Volkswagen Up et, par la même occasion, tout aussi intimement proche de la Seat Mii. Techniquement, c'est chou vert et vert chou, tandis qu'esthétiquement, rien ne diffère spectaculairement: la forme cubique de la petite Up s'identifie au premier regard. Comment offrir un habitacle généreux à une si petite voiture? Tout simplement en étirant l'empattement au maximum, soit 242 cm dans le cas de la Citigo et ses cousines, le plus long du segment, coiffant de pas moins de 12 cm celui de la Fiat 500, pour ne citer que cet exemple. Ce n'est pas tout: l'espace exploitable découle aussi de cette longue ligne de toit tirée au cordeau et de sa poupe tracée au fil à plomb. Et voilà comment la Citigo rejoint le rang des «vraies 4 places», une qualité pas si répandue dans le segment. Pour l'heure, le seul moteur proposé est le 999 cm³ à 3 cylindres, livrable en 60 et 75 ch avec, dans les deux cas, une version plus sobre GreenTec. C'est cette dernière qui fait l'objet de cet essai.
La mécanique : 118/160
Le nouveau tricylindre est plein de vitalité et exhale une sonorité de caractère. Malgré ses 60 ch et 95 Nm, il revendique des performances décentes. Or, pour en tirer toute la quintessence, il faut user abondamment du sélecteur (étagement long), ce qui n'est pas une tare au vu de sa facilité de manipulation. La moyenne de notre essai, 5,1 /100 km, reste acceptable, mais avec un minimum d'attention, on peut envisager de descendre au niveau de la norme européenne, soit 4,1 l/100 km.
La tenue de route : 110/160
Dans sa version GreenTec, notre Skoda Citigo jouit du châssis sport, appellation quelque peu usurpée pour évoquer une suspension simplement abaissée de 15 mm et qui n'influence guère le comportement. Aussi la souplesse reste-t-elle une caractéristique de la Citigo, toujours sujette à des mouvements de caisse, mais jamais au point de mettre son conducteur en difficulté grâce à la bienveillance de l'ESP. Pointons du doigt une direction un peu trop démultipliée.
La sécurité : 162/200
La Citigo a décroché 5 étoiles aux tests Euro-NCAP, en grande partie grâce à la rigidité de sa carrosserie. Elle possède à l'avant, de même que latéralement, les airbags nécessaires pour protéger la tête et le buste. Les fixations Isofix à l'arrière et le contrôle de trajectoire (ESP) font partie de la dotation d'origine. En option, la Citigo peut s'enrichir du City Safe Drive, qui freine automatiquement en cas de risque de collision à basse vitesse. Globalement, le comportement est reposant.
Le confort : 136/200
À l'accélération, le moteur est nettement audible, sans pour autant que cela constitue un défaut. À faible charge et à vitesse stabilisée, il brille en revanche par la discrétion et l'absence de vibrations. La suspension absorbe efficacement les irrégularités. Les sièges avant sont très accueillants, mais le volant non réglable en profondeur empêche la position idéale. À l'arrière, l'espace suffit pour deux grands adultes. L'air conditionné, remarquablement efficace, est proposé en option.
Le sens pratique : 104/160
La longueur de l'empattement assure un bon dégagement aux jambes et grâce aux deux portes supplémentaires s'ouvrant presque à 90°, l'accès à bord est particulièrement aisé. Les espaces de rangement sont suffisants, mais une citadine avec une boîte à gants ouverte (version de base) nous semble un non-sens. Le coffre pèche par manque de modularité (pas de banquette coulissante) et se révèle peu pratique.
Le budget : 80/120
Les clients peu difficiles trouveront dans la version de base Active une voiture fabriquée avec soin et privilégiant la sécurité, mais malheureusement dépourvue de certains incontournables (direction assistée). L'air conditionné manuel et la radio sont disponibles pour les 3 niveaux d'équipement. Son faible rejet de CO2 confère à la Citigo un intérêt fiscal, sans qu'il soit besoin d'opter pour la panoplie GreenTec, représentant un surcoût de 370euros difficile à justifier.
Conclusion : 710/1000
La Skoda Citigo n'a certes rien d'une révélation, mais ne souffre pas non plus de défauts particuliers. Plutôt jolie, fabriquée avec soin et dégageant une vraie sensation de qualité, elle peut en outre se targuer de cotes d'habitabilité généreuses et d'un réel confort de conduite grâce à des suspensions prévenantes et une isolation acoustique réussie. Toutes ces qualités rendent finalement la Citigo agréable à l'usage. Dommage qu'elle se contente de peu en matière de fonctionnalité et de modularité. Proposée à un tarif intéressant, elle rassure par un équipement sécuritaire de série (dont l'ESP) très complet.
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur Automobile 1531 du 5 septembre 2012.
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