Si la GTC «I» reprenait à l'identique la plateforme de l'Astra 5 portes de l'époque, la «II» s'inspire de la berline actuelle, à laquelle elle apporte son lot d'évolutions. À commencer par l'architecture de suspension avant inspirée de celle de l'Insignia OPC. Baptisée HyPerStrut, elle reprend le principe du pivot découplé des Mégane Renault Sport. L'essieu de torsion freiné par un parallélogramme de Watt est, quant à lui, reconduit. L'Astra GTC voit également son empreinte au sol profiter de 1 cm supplémentaire sur l'empattement, mais aussi de voies élargies de 4 cm à l'avant et 3 cm à l'arrière. La garde au sol baisse de 1,5 cm, tandis que la monte pneumatique de série s'élargit d'une pointure (215/50 R 17 contre 205/60 R 16).
La mécanique : 92/160
Sur le papier, le 1.6 turbocompressé, avec ses 180 ch et 230 Nm, se montre aguichant. Sauf qu'il est accouplé à une boîte à 6 rapports à l'étagement beaucoup trop long. Cette mesure, destinée à répondre aux normes antipollution de plus en plus sévères, anéantit toute velléité sportive que supporterait pourtant un châssis excellent. Paradoxalement, le 1600 ne se montre pas sobre pour autant: 11,5 l/100 km. Peut mieux faire compte tenu du niveau de performances.
La tenue de route : 107/160
Comparée à la berline Astra, la GTC profite d'un essieu avant complètement repensé. Cette suspension, baptisée HyPerStrut, rend le train avant plus incisif et améliore la motricité en courbe. Cela profite également à la direction, qui gagne en précision et souffre moins des remontées parasites de couple dans le volant. La GTC est aussi moins soumise au roulis grâce à sa garde au sol diminuée, tandis que le freinage tire un surcroît d'efficacité des disques avant agrandis.
La sécurité : 116/200
En cas de collision, la GTC offre davantage de protection aux piétons que la berline. Néanmoins, elle pâtit d'une visibilité périphérique en baisse, principalement de trois quarts arrière, du fait de son profil de coupé. L'appuie-tête central arrière n'est monté qu'en option (35 euros). L'auto étant homologuée pour accueillir jusqu' à 5 personnes, il devrait être monté d'office. On ne manquera pas de souligner l'excellent éclairage que procurent les phares au xénon, pilotés de surcroît. Mais en option.
Le confort : 150/200
Malgré sa vocation de «coupé», la GTC se montre particulièrement confortable. Certes, notre version d'essai jouissait de la suspension pilotée, mais elle chaussait des jantes de 19”. À l'instar de la position de conduite, les sièges ergonomiques garantissent un confort irréprochable. Dommage que la banquette ne profite pas d'un traitement équivalent, même si l'espace n'y manque pas. Autre bémol: la ventilation éprouve quelque peine à éliminer la buée fréquente sur les vitres.
Le sens pratique : 110/160
Sa nature même de 3 portes complique l'accès aux places arrière. Néanmoins, il reste tout à fait acceptable pour la catégorie. À bord, la qualité perçue est bonne malgré l'absence de matériaux moussés. Les espaces de rangement sont nombreux et bien pensés. Si a priori, la console semble compliquée, on y découvre une certaine logique. Enfin, si le volume de chargement est celui de la berline, l'accès au coffre est fortement pénalisé par un seuil de coffre franchement haut.
Le budget : 80/120
Bien équipée de série, la GTC propose une kyrielle d'options qui font vite grimper la facture. Car, si la plupart sont abordables, certaines sont facturées au prix fort. D'autres, habituellement réservées aux segments supérieurs, confèrent à la GTC une prestance non négligeable. En matière de garantie, Opel propose des formules payantes attrayantes. Le tarif va dans le même sens et c'est tant mieux. En revanche, le 1.6T risque de se montrer un difficile à revendre.
Conclusion : 655/1000
Plus encore que par le passé, l'Astra GTC affirme sa personnalité. Par ses lignes aguicheuses d'abord, puis par son train avant, spécialement développé, qui lui confère un «toucher de route» très appréciable. Dommage que le 1600 turbo souffre d'un étagement de boîte démesuré qui le rend presque apathique. Pourvu que la variante OPC vienne mettre un terme à cette relative apathie...
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur Automobile 1516 du 8 février 2012.
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