Le coupé Série 6 n'a pour l'heure pas droit à la dénomination M, qui reste l'apanage des Séries 3 et 5 et des SUV X5 et X6. Des SUV «M»: autres temps, autres moeurs. Pour le moment, donc, le Coupé s'en remet à une gamme de moteurs marqués du sceau «Efficient Dynamics ». Le Diesel faisant l'objet de cet essai est le «6 en ligne» dénommé N57D30T1 de 3 litres déjà vu notamment dans la 740d, mais il a reçu de multiples évolutions portant sa puissance à 313 ch et son couple à 630 Nm pour des rejets de CO2 compris entre 143 et 145 g/km en fonction de la monte pneumatique. Les 6 Coupé sont assemblées sur les mêmes chaînes de Dingolfing que les Séries 5 et 7 avec qui elles partagent nombre de technologies, ceci expliquant sans doute cela.
Conduite : 177/200
Le 6 cylindres en ligne de 3 litres doublement suralimenté se montre agréable de puissance (313 ch), mais surtout de disponibilité et de souplesse. Il est très efficacement secondé par la boîte automatique à 8 rapports, aussi douce que réactive. L'association fonctionne donc très bien, avec classe et distinction. La direction active de notre voiture d'essai nous a moins enthousiasmés par son manque de linéarité, même si en ville, elle contribue à la maniabilité de cet imposant coupé.
Sécurité : 154/200
La plupart des airbags habituels sont prévus de série, mais il manque tout de même ceux protégeant les genoux des occupants avant, indisponibles. La structure de coque et les éléments de sécurité passive rassurent, mais la plupart des équipements innovants touchant la sécurité active sont en option. Le comportement routier apparaît sans surprise et son typage dépendra des réglages sélectionnés. Avec plus de 600 Nm sur les roues arrière, l'antipatinage a du boulot.
Confort : 151/200
Le confort de marche dépend des réglages choisis, surtout avec l'option «amortisseurs pilotés» montée sur notre voiture d'essai. Les sièges de base s'avèrent excellents, mais peuvent encore être peaufinés (confort, sport, ventilés...) en option. Le moteur se montre discret à vitesse stabilisée, mais en charge, il fait entendre son grognement typique. L'habitabilité à l'avant apparaît très généreuse, au contraire de l'arrière, où la place manque pour faire de ce coupé un vrai «4 places».
Fonctionnalité : 137/200
Les longues et lourdes portes (vive l'option «Soft Close») ménagent un accès aisé à bord, à l'avant en tout cas. À l'arrière, malgré la fonction «Easy Entry», c'est plus problématique du fait d'une hauteur sous pavillon réduite. La visibilité périphérique limitée rend utiles les aides au stationnement, voire la caméra périphérique «Surround View» optionnelle. À défaut de se montrer modulable, le coffre présente un volume généreux.
Budget : 137/200
Grâce notamment à la panoplie «Efficient Dynamics », ce coupé sait se montrer sobre, avec une moyenne réaliste de 9,5 l/100, voire moins en abusant du mode «Eco Pro». Le réservoir ne contenant que 70 l, il empêche de disposer d'une autonomie conforme à la vocation GT. Dommage. Pour le prix de base, l'équipement de série se montre juste conforme aux attentes, sans générosité particulière. La liste d'options est largement plus généreuse, mais certaines d'entre elles sont hors de prix.
Conclusion : 756/1000
Troisième du nom, le nouveau coupé Série 6 perd le côté radical du premier (datant du début des années 80), que le deuxième (de 2004) avait déjà passablement réorienté vers le Grand Tourisme. Envisagée sous cet angle, la 640d Coupé remplit parfaitement sa mission en mêlant habilement performances, consommation maîtrisée et confort. Mais attention: le comportement routier sera à la carte en fonction des options retenues et, le cas échéant, des réglages adoptés, une politique de menu riche qui a tôt fait de peser sur la facture finale. Entre Série 5 et Série 7, ce coupé reproduit de facto grosso modo les mêmes impressions de conduite et de vie à bord, l'habitabilité en moins. Il lui reste donc à trouver sa place dans la gamme.
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur Automobile 1512 du 7 décembre 2011.
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