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Coin de la rédaction / Rédacteurs sans filtre - Voiture partagée, quel avenir ?

Avec une mobilité électrique et assistée, voire autonome, qui s'avère onéreuse et une propriété automobile de plus en plus onéreuse, quel avenir la voiture partagée peut-elle entrevoir ?

Sommaire :

Au-delà de leur rigueur journalistique et de leur point de vue de professionnels de l’automobile, les membres de la rédaction sont avant tout des automobilistes et des citoyens lambda. Dans « Rédacteurs sans filtre », c’est le cœur qui s’exprime avant tout ! Cette semaine, nous leur avons demandé ce qu'ils pensaient du concept de la voiture partagée dans les prochaines années.

Je pense que le concept de covoiturage a de l'avenir, surtout maintenant que les voitures sont de plus en plus chères en raison de l'électrification croissante et que la pression sur les parkings augmente dans de nombreuses villes. Il existe bien sûr différentes manières de pratiquer le covoiturage. Je suis moi-même assez fan de concepts comme Poppy ou GreenMobility, même s'ils ne sont disponibles que dans certaines villes.

Je pense que la flexibilité de ces services dans les zones urbaines peut convaincre les familles qui en ont assez du stationnement ou de l'entretien de se débarrasser de leur deuxième (ou troisième) voiture. Lorsqu'il n'y a pas assez de voitures dans la famille, la voiture partagée peut constituer une solution. Le fait qu'il n'y ait pas de frais d'abonnement ni de lieux fixes (comme Cambio) peut abaisser le seuil, bien qu'avec Poppy et GreenMobility, cela devienne relativement cher dès que l'on quitte la "zone" pour une période plus longue - dans ce cas, Cambio peut être plus intéressant.

Mais bien sûr, tous ces services sont destinés à ceux qui veulent simplement conduire d'un point à un autre. De plus, tout le monde n'a pas envie d'être vu dans une telle voiture arborant un lettrage "publicitaire". Pour eux, de plus en plus de constructeurs vont commencer à proposer un système comme Lynk & Co, où l'on peut utiliser une application pour partager facilement sa propre voiture avec d'autres personnes moyennant paiement et ainsi récupérer une partie des coûts de possession. Et pour ceux qui l'utilisent, c'est un moyen de conduire une voiture qu'ils n'auraient pas pu ou voulu acheter eux-mêmes pour une fraction du prix...

Avec les restrictions de plus en plus sévères dans les villes, la possession d’une voiture devient de plus en plus complexe à cause des problèmes de parking, de la taxation (péage urbain) et des limitations sur les motorisations autorisées. Dès lors, comme seconde voiture du ménage ou même comme véhicule « principal », la solution partagée peut répondre aux besoins des citadins en combinaison avec les transports en commun. À condition que le parc soit suffisant, que le prix soit réaliste et que les contraintes soient minimales (possibilité de déposer le véhicule dans une autre station ou en voirie).

En banlieue et à la campagne, c’est beaucoup moins pertinent, car le coût-bénéfice de la voiture partagée sera moindre en raison d’une dépendance plus importante à la mobilité automobile compte tenu des distances à parcourir. Ou alors, uniquement dans le cadre d’un programme type « voiture des voisins » avec 1 ou 2 véhicules à disposition d’un groupe restreint d’usagers, dans un quartier ou dans une entreprise.

Un système comme celui de Cambio, qui compte déjà près de 50.000 utilisateurs dans les villes belges, semble pouvoir être utilisé par les automobilistes occasionnels. Un trajet peut coûter quelques dizaines d'euros, mais pour ceux qui n'utilisent pas de voiture pour leurs déplacements quotidiens, cela reste moins cher (et moins stressant) que de posséder une voiture.

Je ne peux pas imaginer que ce ne soit pas une solution durable. Mais elle ne restera qu'un des maillons de l'échelle de mobilité, qui s'est manifestement quelque peu élargie ces dernières années. Elle ne remplacera certainement pas complètement la possession d'une voiture classique à moyen terme, car de nombreuses personnes dépendent encore de leur quatre-roues à plein temps et le coût reste abordable pour la grande majorité.

Si l'on se projette dans plusieurs décennies, il n'est pas inconcevable qu'un essaim de voitures partagées autopilotées prenne la route, en complément des transports publics. Des taxis sans chauffeur, en quelque sorte. Mais nous avons encore un long chemin à parcourir en termes de technologie, comme l'ont montré les récents développements dans le domaine des voitures à conduite autonome, pour lesquelles la responsabilité reste un problème.

La voiture partagée peut se préparer à un bel avenir selon moi, n'en déplaise aux amoureux de la liberté automobile individuelle dont je fais partie ! Un concept qui pourrait bénéficier d'un regard neuf de la part de beaucoup d'automobilistes actuellement propriétaires de leur véhicule personnel. Outre le public-cible connu de ce type de mobilité, je pense bien entendu aux personnes vivant en zone urbaine ou péri-urbaine qui ne pourront plus utiliser leur "vieille" voiture essence ou Diesel qui leur rend bien des services mais ne pourra plus circuler car trop polluante. Et pour qui acheter un véhicule neuf, à plus forte raison électrique, représentera un coût prohibitif, d'autant plus que leur ancien véhicule aura perdu toute valeur marchande ou presque. Pour eux, la voiture partagée constituera une solution potentielle voire une obligation.

En outre, la généralisation du télétravail va diminuer le besoin de mobilité personnelle quotidienne de pas mal de travailleurs qui  possèdent un véhicule actuellement principalement pour se rendre au travail. Dès lors, il sera plus intéressant de louer un véhicule adapté dans certaines circonstances - vacances, visites en famille au long cours, etc. - que de posséder une voiture qui coûte de l'argent pour rester garée dans un parking la plupart du temps.

Aussi, avec l'avènement de la conduite autonome, faire appel à un service de mobilité partagée ne sera-t-il pas plus facile et intéressant financièrement que de posséder sa propre voiture ? Plus besoin de passer le permis, qui constitue un investissement, financier et en temps. Pourquoi apprendre à conduire, acheter une voiture et en payer l'usage au prix fort alors qu'on peut se faire conduire par une voiture à coût réduit sans aucune autre contrainte que d'utiliser son smartphone pour réserver le véhicule quand le besoin s'en fait sentir. Ne nous leurrons pas, pour les jeunes générations, la voiture partagée constituera une solution prioritaire.

J'aime le concept du covoiturage : vous n'utilisez la voiture que lorsque vous en avez besoin. De plus, vous pouvez adapter le type de voiture à vos besoins : une plus grande pour faire du shopping ou aller au parc à conteneurs, une plus petite pour emmener votre fils au ballet ou votre fille à l'entraînement de football. C'est également pratique pour l'intégration de la voiture électrique, qui reste beaucoup trop chère pour beaucoup de gens. Et nous ne parlons même pas de l'infrastructure de recharge, car c'est un véritable casse-tête. D'un hub à l'autre, débranchez et conduisez.

Mais le covoiturage n'est pas une panacée. Parce que les utilisateurs font moins attention au matériel que les propriétaires. J'ai travaillé pour Cambio pendant un moment : ces voitures étaient parfois crasseuses. Le volant collait, il y avait des taches sur le siège et une banane écrasée dans la portière... De plus, il fallait toujours garer les voitures partagées au même endroit, ce qui rendait une journée à Bruxelles trop chère. Dans le quartier où je vis, je vois beaucoup de ces voitures Poppy ; mal garées, à moitié sur le trottoir et en partie devant un garage. Comme souvent, ce n'est pas le concept qui pose problème, mais les personnes qui tentent de le plier à leur volonté.

 

 

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