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Essais blog / Que pensez-vous de la Mazda 3 e-Skyactiv X ?

Rédigé par Frédéric Kevers le

La Mazda 3 e-Skyactiv-X reçoit une hybridation douce pour davantage de sobriété. Notre rédacteur Frédéric Kevers est tombé sous le charme, même s’il a eu du mal à trouver les 186 ch promis. Agréable surprise par contre quant à la consommation !

Prix
NC
  • Avis Rédaction /20

Avec la Mazda 3 sortie en 2019, le constructeur de Hiroshima a livré l’une des compactes les plus désirables du moment. À contre-courant des tendances stylistiques actuelles, la Mazda 3 affiche un design sans compromis, fluide et racé, empreint d’une grande simplicité. Un écrin de haut vol pour accueillir la dernière innovation technique de la marque, le fameux moteur Skyactiv-X, mêlant les technologies de combustion du Diesel et de l’essence, avec plus ou moins de réussite sur les plans de la puissance ressentie et des consommations relevées. En recevant le préfixe « e », synonyme d’hybridation douce, ce moteur révolutionnaire se montre-t-il plus convaincant ?

Chouette

La Mazda 3, c’est d’abord une ligne à tomber et incomparable, qui n’a pas pris une ride. Et, dans sa livrée noire à jantes et calandre de la même teinte, juste rehaussée d’un jonc chromé le long des vitres latérales, la compacte japonaise continue à sortir du lot. Quel que soit l’angle considéré, l’œil retrouve une surface sculptée avec fluidité et tension, mais sans aspérité ou arête « facile ». Le rendu général est clairement haut de gamme avec des ajustements précis et une peinture de qualité irréprochable. Le ton est donné et l’habitacle se veut au diapason avec un dessin de mobilier épuré, usant de matériaux de grande qualité dont l’assemblage n’a clairement rien à envier aux autres compactes premium allemandes. Que du contraire !

Au volant de la 3, on se sent immédiatement choyé avec un poste de conduite enveloppant, très ergonomique et intuitif. Certes, les habitudes acquises à la manipulation du bout des doigts de multiples écrans tactiles font la vie dure à l’interface d’infodivertissement de la Mazda qui, ici aussi, emprunte une voie différente de la concurrence en restant fidèle à une commande via une molette et des boutons de raccourcis, à l’instar de l’iDrive de BMW. Un peu perturbant au départ, cette approche m’a finalement séduit, car elle se veut au bout du compte moins distrayante et favorise la concentration sur la conduite, bien aidée par l’affichage tête haute d’une grande lisibilité. Avec une position de conduite idéale et facile à régler, des commandes fermes au rendu mécanique et un cockpit tourné vers l’efficacité, prendre le volant de cette Mazda 3 constitue un vrai plaisir, un peu à l’ancienne. On se croirait presque dans une BMW des belles années !

Et je ne me suis certainement pas départi de mon sourire lorsqu’il s’est agit de mener la compacte nipponne au gré des belles routes de la campagne ardennaise. Avec un châssis très bien suspendu sans être figé, un train avant incisif et agile grâce au G-Vectoring Plus (version améliorée du G-Vectoring qui agit non seulement sur la répartition du couple mais églement sur les freins désormais), aborder les virages à un rythme soutenu ne pose aucun problème à ce châssis qui pourrait encaisser bien plus que les 186 ch et 240 Nm de son 2.0 l atmosphérique. Un moteur qui demande à être cravaché car rien ou presque ne se passe sous 3000 tr/min. j’ai retrouvé le plaisir de manier un bon levier de vitesse bien guidé aux débattements courts et fermes. Dans ce cas de figure, je suis prêt à croire que la cavalerie annoncée est bien présente, même si l’on ne ressent jamais le fameux coup de pied aux fesses auquel nous ont habitué la litanie de moteurs turbo qui animent la concurrence. Ici aussi Mazda fait différent, mais c’est old school, bio et sain… ce n’était peut-être pas forcément mieux avant, mais qu’est-ce que c’était bon !

Dommage

Cependant, ce moteur ne tient pas toutes ses promesses mais profite bien de son hybridation douce pour se rapprocher des valeurs de consommation promises. Sur autoroute plane, j’ai consommé entre 5 et 5,2 l/100 km à 126 km/h compteur. Pas mal du tout pour un 2.0 l atmosphérique essence ! Les voies rapides ardennaises, plus vallonnées ont confirmé cette frugalité – 5,6 l/100 km – mais elles ont surtout mis en exergue LE gros défaut de cette mécanique « révolutionnaire » : sous 3000 tr/min, il n’a rien dans le pantalon ! Il suffit que la route s’élève de manière sensible sans que cela ne soit exagéré pour que la vitesse au compteur soit en chute libre. Il vous faut alors redescendre en cinquième, voir en quatrième pour retrouver de l’allant et une allure décente. Là aussi, ça sent le « old school », mais c’est beaucoup moins cool !

Autre point noir de cette Mazda 3 e-Skyactiv X, la sonorité du moteur, particulièrement bourdonnante. Quand on l’entend, on le regrette et les mauvaises langues diront qu’il n’a pas pris que la consommation basse au Diesel ! Dommage car cela nuit régulièrement à l’ambiance ouatée et silencieuse d’un habitacle pourtant bien insonorisé…

Enfin, la compacte de Hiroshima paie le prix de son design affriolant avec une habitabilité à l’arrière assez moyenne, voir médiocre si l’on s’en réfère à ses dimensions extérieures. La place pour les jambes reste contenue tandis que le volume du coffre n’est pas folichon. Par contre il se rattrape par des formes régulières et facilement exploitables, quoique la hauteur sous la planche à chapeaux soit plutôt réduite. Pour ceux qui recherchent une vraie familiale, il faudra peut-être s’orienter vers la Sedan 4 portes !

Donc

Au final, soyons clairs, j’ai adoré cette Mazda 3 e-Skyactiv X ! Qu’il s’agisse de sa ligne superbe et différente, de la qualité du poste de conduite, de la finition réellement premium ou du plaisir de conduire « à l’ancienne » qu’elle peut procurer, elle a tout pour séduire les amoureux de conduite « grand tourisme » avec style. Au quotidien, le moteur fait preuve d’une belle sobriété sur les grands axes et à rythme stabilisé qui la rend pertinente sur un plan économique. Dommage qu’elle soit si fortement taxée en Wallonie et à Bruxelles ! Par contre n’espérez pas le punch d’une Civic 1.5 turbo de 182 ch et soyez près à jouer du levier quand ça monte ! Elle qui capte si bien la lumière sur ses flancs fluides nous rappelle également qu’en toute voiture réside une part d’ombre… À chacun de savoir où il place ses priorités !

Dans cet article : Mazda, Mazda Mazda3

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