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Premier essai / Peugeot 508 : Sportback à la française

Rédigé par Johan Dillen le

Seul le badge est resté, mais pour le reste l’intégralité de la Peugeot 508 est inédite. Et c’était nécessaire car relancer une berline sans caractère n’était pas une option pour la marque au lion qui s’est évertuée à miser sur les gagnantes de la catégorie, Audi A5 Sportback et Volkwsagen Arteon en tête.

Prix
NC

Le concept

Avec un segment D qui s’est plutôt bien réinventé ces dernières années, Peugeot voulait forcément faire différent pour cette nouvelle 5O8. Ce qui est déjà vrai dans les proportions car celle-ci est curieusement plus courte de 8 cm à 4,75 m et basée sur la plate-forme EMP2 des 3008 et 5008. Le modèle est aussi 3 cm plus large (1,85 m) et encore 6 cm plus basse (à 1,40 m). Avec cette silhouette, Peugeot entend conquérir les flottes et capitalise désormais sur un « coupé quatre portes » à hayon. La ligne est d’ailleurs particulièrement travaillée et caractérisée par des LED en forme de boomerang ce qui aboutit à un résultat qui offre plus de personnalité que la Ford Mondeo dans ce segment pour ne citer que celle-là. Peugeot est bien conscient que la tâche ne sera pas facile dans un monde de plus en plus tourné vers le monde des SUV, mais la marque croit dans la fraîcheur de son alternative au moment même où que Ford commence à douter de l’avenir de sa Mondeo, que la Volkswagen Passat vieillit et que Renault détient un concept éprouvé avec sa Talisman.

Ce qui change

Peugeot abandonne donc la berline classique à 4 portes puisque la 508 sera uniquement déclinée avec un hayon ou en break SW qui arrivera en septembre. En théorie, le ratio en volume de ventes devrait atteindre 40/60 au profit du break donc. Pour ce coupé-berline à 5 portes, la ligne de toit apparaît pour le moins dynamique, ce qui ne prive pas non plus d’un bel espace intérieur qui est aussi le fait de l’i-Cockpit qui confère également une ambiance moderne et confortable à l’avant. L’intégralité de l’instrumentation est numérique, autant les compteurs de l’interface homme-machine. A l’exception de la version d’entrée de gamme, tous les modèles sont aussi équipés de boîtes automatiques à 8 vitesses. Côté moteurs, Peugeot s’attend à des ventes majoritairement Diesel dans un premier temps, mais il est aussi attendu qu’au second semestre 2019, cette perspective change avec l’arrivée de la version hybride rechargeable (essence/électrique). Ce dernier offrira selon Peugeot jusqu’à 50 km d’autonomie. Côté coffre, on peut compter sur 487 litres extensible jusqu’à 1537 litres. Dommage que la banquette arrière ne puisse toutefois pas être rabattue depuis le coffre et que le plancher de chargement ne soit pas complètement plan. Le couvercle de coffre motorisé fait partie de l'équipement standard.

Comment ça roule ?

La 508 est en phase avec la tradition Peugeot ce qui signifie que l’engin offre une belle dynamique de conduite. À l'avant, plus de pivlot découplé comme sur les premières 407, mais un McPherson tandis qu’à l’arrière, on trouve un nouvel essieu multibras. L’amortissement est adaptatif (sport, confort, voiture, éco et programme individuel) sur toutes les versions essence. Toujours pour les liaisons au sol, on note les pneumatiques dédiés Michelin Pilot Sport 4 dont les tailles vont jusqu’à 19 pouces, mais avec un travail sur les flancs qui permet de préserver un très bon confort. Certes, sur les déformations plus importantes, il y a quelques percussions, mais globalement, le compromis est idéal. On notera que la nouvelle suspension avant permet aux roues un bel angle de braquage, ce qui se ressent positivement sur la maniabilité.

Au lancement, il y a le choix entre le 1.5 BlueHDi de 130 ch à boîte manuelle 6 rapports (101 g/km) ou automatique 8 (98 g/km) ou le 2.0 BlueHDi automatique de 160 ch ou 180 ch. Pour l’heure, la seule possibilité essence est le 1.6 litre de 225 ch et dont une version dégonflée à 180 ch arrivera à la fin de cette année.

Nous démarrons avec l’essence de 225 ch et 300 Nm pour constater qu’il n’est pas à la peine pour tracter les 1.564 kg de cette 508. Le 0-100 km/h est exécuté en 7,3 s et pour une vitesse maxi de 250 km/h. Pas mal pour une version (provisoire) « de base ». Sur la route, la 508 n’a pas le caractère tranchant d’une GTI, mais elle est suffisamment bien armée pour tenir un rythme très élevé ce qui plaira aux amateurs de conduite et à la clientèle traditionnelle de la marque. Dans ce cadre, le petit volant de l’i-Cockpit ajoute son petit grain de sel, même si nous ne sommes toujours pas des fans compte tenu de la position de conduite moins parfaite qu’il entraîne. A noter que Peugeot propose également un niveau 2 de conduite autonome par le biais du régulateur de vitesse actif et de la correction de trajectoire (volant). De quoi conduire parfois sans toucher le volant.

Budget et équipement

Prix de départ du Diesel de base : 31.050 € ce qui est un tarif vraiment élevé. La version essence de base coûte 35.050 € et la finition GT que nous avons testée passe à 45.350 €. C’est du costaud donc même si ces prix restent un peu moins élevés que pour la Volkswagen Arteon ou l’Audi A5 Sportback. Après, ce n’est pas la même image non plus, mais on sait que dans la stratégie de PSA, Peugeot veut justement s’élever au niveau de VW. Ceci explique cela. Notons que l’équipement est intéressant : climatisation automatique, démarrage sans clé, régulateur de vitesse, radio et écran tactile de 8 pouces pour le système multimédia ou encore hayon électrique sont de série.

Notre verdict

Avec la 508, Peugeot parvient à ajouter un modèle intéressant dans une catégorie qui, avouons-le, manque souvent de sel. Il est juste dommage que notre voiture d’essai se caractérisait par une finition pas au niveau de son prix. Mais hormis ça, Peugeot poursuit efficacement son offensive et son ambition de devenir le plus important des acteurs premium parmi les marques « à fort volume ». En outre, le choix d’une carrosserie Sportback montre que la marque ose prendre des risques.

  • Compromis confort/dynamique
  • Ligne originale
  • Rayon de braquage, maniabilité
  • Toit ouvrant bruyant (bruits parasites)
  • Volant trop bas, position de conduite
  • Réactivité de la boîte automatique

Dans cet article : Peugeot, Peugeot 508

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