Si petite soit-elle, l'iQ présente une longueur habitable (du tableau de bord aux dossiers arrière) identique à celle des Fiat 500 et Mini, pourtant plus grandes. La différence, c'est qu'en plus de leurs 4 places, ces deux-là possèdent un coffre. À bord de l'iQ, il faudra choisir : passagers arrière ou bagages, mais pas les deux ! Ou alors un seul occupant et quelques petites affaires pas trop encombrantes grâce à la banquette se rabattant (50/50) en un tournemain. En matière d'architecture, Toyota s'en est tenu au schéma classique du moteur à l'avant et des roues avant motrices. Mais adapter un tel concept à une voiture de moins de 3 m n'a pas été une mince affaire. Ainsi, pour des raisons de stabilité et d'équilibre des masses, le moteur est implanté «loin» derrière l'axe des roues avant, forcément au détriment de l'habitabilité. Aussi, c'est devant le moteur que se trouve le différentiel, de même que l'essieu antérieur a été repoussé au maximum vers l'avant. Autres particularités visant à optimiser l'exploitation de l'espace technique disponible : la crémaillère de direction est montée au-dessus du moteur et le très mince réservoir à carburant (12 cm de haut!) prend place sous les sièges avant.
Conduite : 1.0 148/200 - 1.0 CVT 156/200 - 1.4 D-4D 152/200
Eu égard à ses dimensions, l'iQ n'est pas un poids plume. Ses performances s'en ressentent, surtout en ce qui concerne la 1.0 à boîte CVT. Très agréable en ville, cette dernière manque de réactivité sur la route. Dotée d'une assistance de direction électrique, l'iQ sait faire preuve d'une certaine agilité, sans jamais se montrer trop nerveuse. Excellente maniabilité grâce à un diamètre de braquage tout mini.
Sécurité : 1.0 - 1.0 CVT 164/200 - 1.4 D-4D 160/200
Différents selon la puissance du moteur, les freins donnent entière satisfaction en toutes circonstances. La stabilité de cette lilliputienne est très bonne, mais elle ne manque pas non plus d'agilité sur un parcours plus sinueux. En Diesel, la motricité peut parfois être prise en défaut, mais le contrôle de motricité veille au grain. Sécurité passive 5 étoiles !
Confort : 144/200
Pour une voiture reposant sur un empattement de 2 m, l'iQ est très confortable. À l'avant, les sièges sont très bons et l'habitabilité est suffisante. Embarquer des passagers à l'arrière exigera cependant quelques concessions. L'insonorisation est soignée, l'air conditionné et la ventilation fonctionnent correctement.
Fonctionnalité : 128/200
Les portes s'ouvrent largement, mais attention à la tête, le toit est assez bas. Accéder aux places arrière demande évidemment un peu d'acrobatie. Visibilité correcte, sauf vers l'arrière. A 4 à bord, le coffre se réduit à néant. Le hayon est assez petit et ne s'ouvre pas assez haut. La finition ainsi que le choix de certains matériaux pourraient encore progresser.
Budget : 1.0 148/200 - 1.0 CVT 136/200 - 1.4 D-4D 164/200
Le petit tricylindre n'est pas trop dans son élément sur l'autoroute. La consommation en fait les frais, surtout avec la CVT. La garantie générale de 5 ans ou 150.000 km constitue toujours un atout non négligeable. L'iQ n'est pas bon marché. Les primes fédérale et régionale permettent de limiter les dégâts, de même que la valeur résiduelle, qui s'annonce supérieure à la moyenne.
Conclusion : 1.0 732/1000 - 1.0 CVT 728/1000 - 1.4 D-4D 748/1000
L'iQ est-elle aussi smart qu'on voudrait nous le faire croire? Sur pratiquement tous les plans, assurément, à l'exception de son prix! Car il est évident que l'iQ ne vise pas les petits et moyens budgets, mais plutôt les citadins branchés et sensibles à la mode. Et l'addition est salée! Heureusement que ses faibles émissions de CO2 et le montage d'office d'un filtre à particules sur la version Diesel lui donnent droit à plusieurs primes écologiques. On se consolera aussi en se disant que, comme de nombreuses citadines (à commencer par la Smart), l'iQ devrait bénéficier d'une bonne valeur résiduelle.
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur automobile 1440 du 4 mars 2009.
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