La SLS se présente sous la forme d'un coupé biplace à structure portante et carrosserie en aluminium, à l'exception du couvercle de coffre, en matériau synthétique, et bien entendu des portes papillon. Ses proportions sont celles d'une pure sportive classique : elle est plutôt longue (4,64 m) et basse (1,26 m), ce qui lui confère un profil allongé, tandis que sa généreuse largeur (1,94 m) laisse suffisamment d'espace aux occupants en dépit des larges pontons latéraux et de l'imposante console centrale en métal mat. Cette dernière abrite un arbre de transmission en carbone (4,7 kg) reliant de manière rigide le plus puissant des V8 AMG installé en position centrale avant à la boîte de vitesses, reportée à hauteur de l'essieu arrière. Cette architecture procure une répartition statique des masses AV/AR de 47/53. Le couple et la puissance sont transmis aux roues arrière de 20" (19 à l'avant) via un différentiel à glissement limité mécanique.
Conduite : 170/200
Ce V8 est une réussite totale. Nous avons dû nous contenir pour ne pas lui accorder la note maximale à tous les points de vue, ce qui aurait laissé entendre qu'à l'avenir, AMG ne pourrait faire mieux. La boîte Getrag lui convient parfaitement, on lui reprochera juste sa lenteur en mode manuel. La direction est directe et précise, mais la distance séparant le conducteur des roues avant ne permet pas de ressentir ce sentiment de piloter un gros kart. Sur ce plan, la SLS est plus à considérer comme une pure GT.
Sécurité : 172/200
Avec l'option freins en carbone céramique, on est certain de disposer d'un freinage d'une efficacité phénoménale quelles que soient les circonstances. La tenue de cap est excellente pour ce type de voiture, tandis que le comportement en virage impressionne autant qu'il met en confiance. Grâce à la répartition des masses et au centre de gravité bas, la motricité et l'adhérence ne causent aucun souci. Comme à l'accoutumée chez Mercedes, la sécurité passive a fait l'objet de soins très attentifs.
Confort : 155/200
Conserver les sièges et suspension d'origine permet de disposer d'une sportive au confort supérieur à la moyenne. Rien à redire en matière d'ergonomie. Les sièges baquets optionnels offrent un excellent maintien, mais dégradent par trop le confort. Excepté quelques bruits de vent à grande vitesse, l'insonorisation est soignée, d'autant qu'elle laisse profiter de l'incroyable sonorité du V8. La climatisation donne entière satisfaction en toute circonstance.
Fonctionnalité : 132/200
Forcément, la SLS ne brille guère, ici. Les portes papillon exigent un minimum d'habitude, tandis que la visibilité périphérique ne satisfera que les personnes au long torse. Bref, les capteurs d'aide au stationnement ne sont pas superflus. A cet égard, la dotation de série est très riche, surtout pour une Mercedes. Les espaces de rangement sont trop petits et trop rares, mais heureusement, le coffre est d'un volume honnête, surtout pour ce genre de voiture. Finition irréprochable dehors comme dedans.
Budget : 146/200
Selon le poids du pied droit et les conditions de circulation, la consommation peut varier du simple au double. Vu les performances, elle reste cependant raisonnable. Très bonne autonomie. La présence d'un indicateur de maintenance est appréciable, mais la garantie du constructeur est limitée à 2 ans; c'est plutôt pingre. La SLS n'est pas donnée, mais elle en donne pour votre argent. Par ailleurs, ce genre d'engin conserve généralement une valeur de revente très élevée.
Conclusion : 775/1000
Sans aucun conteste, la SLS est la digne héritière de la 300 SL: à son bord, on est certain d'être vu, le plaisir de conduite est à la hauteur des espérances et ses performances sont bien de notre époque. Pour 185.000 euros, Mercedes propose une sportive aussi à l'aise sur l'autoroute que sur le réseau secondaire et, qui plus est, bien équipée. En ce qui nous concerne, nous la choisirions avec les freins en carbone céramique, les sièges électriques, la caméra de recul et le très agréable volant sport, soit un total de 199.507 euros pour un coupé sport que tout le monde vous enviera.
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur automobile 1473 du 9 juin 2010.
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