S'il n'est disponible en Europe que depuis 2 ans, le Mazda CX-7 existe en réalité depuis près de 4 ans au Japon et aux États-Unis. D'où le rafraîchissement qui, s'il semble venir tôt chez nous, intervient juste à temps dans le cycle de vie du modèle au niveau mondial. Les principales améliorations sont bien évidemment d'ordre cosmétique, mais on relève tout de même quelques modifications techniques importantes. Comme cette augmentation de la rigidité de caisse à la torsion (environ 5%) obtenue par l'ajout de points de soudure supplémentaires au niveau des baies de portes, du montant B et des passages de roues arrière. À l'avant, le berceau du moteur a également été renforcé pour mieux soutenir le bloc Diesel, tandis que la suspension a été optimisée (nouveaux amortisseurs plus progressifs) dans le but d'offrir de meilleures prestations, tant sur le plan dynamique que sur celui du confort. La transmission intégrale est toujours assurée par un coupleur à lamelles de type Haldex.
Conduite : 129/200
Le moteur Diesel retenu pour l'occasion n'est autre que le 2.2 CDVi 16V déjà connu des Mazda 3 et 6. Et s'il limite ici sa puissance à 173 ch, il conserve en revanche ses 400 Nm de couple dès 2000 tr/min. Souple et volontaire dans l'effort, il doit malheureusement composer avec l'étagement long de la boîte manuelle à 6 rapports et n'en sort, du coup, pas toujours à son avantage, surtout en reprises. Si la direction reste précise et rigoureuse, on regrette tout de même qu'elle soit trop assistée.
Sécurité : 162/200
Avec la transmission intégrale à répartition automatique du couple et l'ESP monté d'office, le niveau de sécurité active est élevé. Les 6 airbags (frontaux, latéraux avant et rideaux) sont aussi de la partie, comme le capteur de pression des pneus (dès le deuxième niveau de finition). Mais l'avertisseur de présence dans l'angle mort reste l'apanage du haut de gamme (Sport+). Pour le freinage, le CX-7 Diesel fait appel à 4 disques ventilés. L'ensemble est puissant, endurant et facile à doser
Confort : 144/200
Comme la plupart des Mazda, le CX-7 a le «toucher de route» relativement ferme. Davantage encore lorsqu'il est juché sur ses grosses jantes de 19'', comme notre véhicule d'essai. La position de conduite, relativement proche de celle d'une berline, nous a particulièrement séduits. L'espace à bord est globalement convivial et généreux pour tous les passagers. La climatisation automatique, si elle fait toujours partie des équipements de série, a perdu son double réglage de température.
Fonctionnalité : 149/200
Les accès à bord sont soignés et les assises implantées plus haut facilitent l'installation des passagers. L'équipement de série contient les principaux éléments de confort dès le premier niveau de finition. D'une contenance de 455 l en configuration initiale, l'espace de chargement peut s'agrandir en un tournemain jusqu'à pouvoir loger 1.348 l de bagages (à condition de charger jusqu'au toit). La visibilité périphérique est renforcée par une caméra de recul dès le 2e niveau de finition.
Budget : 134/200
À 31.900 euros pour la version de base Challenge, le tarif reste très concurrentiel. Mais gare à ne pas négliger la taxe de mise en circulation : 2.478 euros ! Sur l'ensemble de notre essai, la consommation s'est échelonnée de 8,6 à 10,8 l/100, avec une moyenne globale de 9,5 l/100. De la sorte, l'autonomie fournie par le réservoir (69 l) est légèrement au-dessus la moyenne. Le rythme des entretiens est fixé à 20.000 km et rappelé par l'ordinateur de bord. Comme toutes les Mazda, le CX-7 est garanti 3 ans.
Conclusion : 718/1000
En se convertissant au Diesel, le Mazda CX-7 n'a quasiment rien perdu de ses qualités initiales. L'agrément de conduite est en grande partie préservé, le comportement dynamique reste remarquable pour un SUV et l'habitabilité fait toujours partie des points forts du modèle. Et si les performances régressent quelque peu (mais ça, on s'y attendait !), le nippon se fait en contrepartie plus économe en taxes (encore qu'il faille toujours débourser 2.478 euros pour le mettre en circulation !) et à la pompe. Voilà donc un SUV original qu'on pourrait bien croiser plus souvent...
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur automobile 1462 du 8 janvier 2010.
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