Comme son nom le laisse penser, la Punto Evo est une... évolution d'un modèle phare, introduit en 1993 et qui est resté en poste une bonne dizaine d'années ; la Grande Punto lui a succédé avec un règne de moitié moins long, bien que sa carrière ne soit pas totalement achevée, puisqu'elle n'est pas totalement sortie des salles d'exposition. Aujourd'hui, Fiat présente donc une version réactualisée du modèle. Voilà qui annonce la couleur... Mais ce qui compte, pour l'heure, c'est de voir comment Fiat s'applique à la rendre plus attrayante, notamment en conservant la pureté de ses lignes tout en les rendant plus actuelles, mais aussi en la faisant accéder à une qualité perçue nettement meilleure (un domaine où les concurrentes font fort), sans oublier des moteurs plus sobres et écologiques.
Conduite : 123/200
Le 1.3 Mjet reçoit un dispositif d'injection à rampe commune de nouvelle génération. Par là, il gagne en puissance et en douceur de fonctionnement, tout en satisfaisant aux nouvelles normes antipollution Euro 5. L'adjonction d'un filtre à particules et d'un Start&Stop contribue elle aussi à ce résultat. L'ensemble fait que l'on abaisse les chiffres de consommation à 4,2 l/100 km, soit 110 g/ km de CO2, contre 115 auparavant.
Sécurité : 137/200
Bâtie sur la plate-forme de la Grande Punto, l'Evo ne pourra que satisfaire aux normes de sécurité. Et pour cause, sa devancière a obtenu le score maximal de 5 étoiles aux tests Euro-NCAP. Si l'on ajoute à cela une armada d'airbags - 7 au total, dont un prévu pour les genoux du conducteur - fournis d'office, on a de quoi se sentir bien protégé. Dommage que le contrôle de stabilité et les antibrouillards à fonction Adaptive Cornering figurent sur la liste des options.
Confort : 125/200
Si les nouveaux silentblocs de notre Punto Evo ont pour effet d'adoucir la suspension et donc de garantir un excellent confort à vitesse modérée et sur de grosses déformations, ils ont également l'inconvénient d'accentuer le phénomène de battement de roue et les vibrations qui s'ensuivent. En revanche, l'insonorisation en progrès et les nouveaux matériaux habillant l'habitacle marquent une franche évolution entre les générations de Punto.
Fonctionnalité : 123/200
Tout comme déjà dans la Grande, l'habitabilité reste le point fort de l'Evo, sans pour autant qu'elle soit devenue plus encombrante. Les espaces de rangement sont cette fois plus nombreux, tandis que la visibilité reste critiquable du fait de montants A et C toujours imposants. L'espace à l'arrière peut facilement être transformé pour offrir un volume utile plus important et est accessible via une large baie de coffre, rendue incommode par un seuil très en hauteur.
Budget : 125/200
Avec un prix d'attaque de 16.599 euros, la Punto Evo ne revendique pas une place tout en bas de l'échelle des voitures bon marché, mais ne se place pas non plus au sommet. Sa faible cylindrée lui évite en outre des taxes importantes ; au contraire, sa sobriété donne droit à divers primes et bonus, sans perdre en agrément de conduite et en polyvalence. Reste que la 5 portes n'est disponible qu'en exécution d'entrée de gamme ; il faudra donc passer par les options pour enrichir sa dotation.
Conclusion : 633/1000
La Punto Evo se présente donc comme la digne héritière de la Grande Punto. Si, à première vue, elle laisse supposer une banale mais élégante mise à jour stylistique, elle se positionne néanmoins un cran plus haut, grâce notamment à une refonte partielle de la planche de bord, désormais habillée de matériaux plus cossus. Sans oublier l'arrivée du calage variable de la distribution MultiAir sur les moteurs à essence, tandis que les Diesel continuent d'être perfectionnés en vue de répondre aux nouvelles normes antipollution, sans pour autant perdre en agrément, bien au contraire. Bref, l'évolution de l'espèce se poursuit.
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur automobile 1465 du 17 février 2010.
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