La DS3 est extrapolée de la C3, un modèle entièrement restylé fin 2009 bien que conservant la même plate-forme et non celle de la Peugeot 207, dont l'empattement est plus long de 8 cm. On retrouve donc des pseudo-McPherson triangulés et montés sur un faux châssis à l'avant et un essieu de torsion à traverse déformable à l'arrière. La DS3 profite également de l'empattement légèrement plus long (par rapport à la première génération de C3) ainsi que des voies élargies de 2,5 cm. Pour ce qui est des moteurs, elle ne retient pas les mécaniques d'entrée de gamme.
Conduite : 136/200
Le «petit» 1.6 HDi n'est pas particulièrement puissant, mais sa souplesse et sa bonne volonté à bas régime sont vraiment appréciables. De plus, il sait pratiquement toujours faire preuve de discrétion. La boîte 5 souffre d'une commande lente et rétive, supportant mal la brutalité. Rien à redire de l'étagement, parfaitement adapté au moteur. L'assistance électrique de direction est l'une des meilleures du segment. En ville, le diamètre de braquage contenu procure une agréable maniabilité.
Sécurité : 152/200
Grâce au montage de série de l'ESP, la DS3 obtient un score de 5 étoiles aux tests Euro- NCAP. Malgré les tambours à l'arrière, force est de constater que le freinage se montre toujours à la hauteur. Très stable en ligne droite (seules les ornières la perturbent quelque peu), la DS3 s'apprécie surtout sur une route sinueuse. Rien à redire non plus en ce qui concerne la motricité. En revanche, l'éclairage (phares au xénon indisponibles) mériterait de gagner en efficacité.
Confort : 145/200
On pouvait craindre que ce challenger de la Mini soit aussi peu confortable que cette dernière. Il n'en est rien. Grâce aux excellents sièges, le confort de roulage est plus qu'acceptable, tandis que le rapport encombrement/ habitabilité est nettement meilleur que celui de l'anglaise. À l'arrière, il faudra compter sur la compassion des occupants avant, tandis que la garde au toit est assez limitée. La clim' automatique est à recommander pour son efficacité (chauffage, désembuage, ventilation).
Fonctionnalité : 137/200
Les larges portes facilitent l'accès aux places avant. Accéder à la banquette exige en revanche quelques acrobaties, d'autant que le mécanisme de basculement des sièges ne fonctionne pas parfaitement. La visibilité périphérique est perturbée par les larges montants B. C'est surtout pénible en ville. Pour cette catégorie, le coffre offre un joli volume. Les dossiers arrière peuvent être rabattus asymétriquement. Bonne dotation de série. Choix des matériaux et finition soignés.
Budget : 151/200
Le tarif est plutôt élevé, mais la dotation de série est complète. Bien maîtrisée, la consommation ménage une bonne autonomie. Le programme des garanties est assez pingre, mais Citroën tente de se rattraper par une offre étendue de services et d'extensions de garantie. Grâce aux nombreux packs, les options sont proposées à des prix abordables. Difficile, cependant, d'estimer la valeur résiduelle d'un tel modèle, même si son positionnement très dans l'air du temps devrait lui être profitable.
Conclusion : 721/1000
Dans l'ensemble, la Citroën DS3 constitue une agréable surprise. Tant sur le plan visuel que dynamique, elle constitue une véritable alternative à la Mini, d'autant qu'elle se montre plus habitable (certainement en ce qui concerne ses places arrière) et plus confortablement amortie. Favorisant une intégration aisée dans le flux du trafic, le 1.6 HDi 90 n'a cependant rien de sportif. On aurait aussi apprécié une commande de boîte plus agréable et des places arrière plus accessibles (mécanisme de basculement des sièges à revoir). Si le tarif de base est assez élevé, la DS3 est cependant bien équipée de série et, à dotation égale, supporte sans peine la comparaison avec la concurrence. N'oubliez pas non plus de prendre en compte la prime fédérale de 15% et la prime pour le filtre à particules, soit, dans le cas de notre voiture d'essai, une réduction totale de 3.280 euros. Par ailleurs, nous conseillons à ceux qui désireraient opter pour les jantes de 17” de les choisir en accessoire (histoire de tout de même bénéficier de la prime de 15%) et de monter des pneus hiver sur les jantes 16” de série. Quant à la version «99 g», autant l'oublier.
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur automobile 1467 du 17 mars 2010.
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