Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, c'est sur base de la Série 7 que la Série 5 Gran Turismo a été élaborée (ce sera d'ailleurs aussi le cas de la future Série 5). Elle reprend donc le même empattement de 3,07 m synonyme d'une habitabilité généreuse pour les passagers arrière, mais affiche 12 cm de plus sous la toise au profit de la garde au toit (la même en fait que celle qu'offrait le X5 de première génération). Côté modularité, citons la banquette arrière coulissante sur 10 cm avec dossiers inclinables sans oublier le double système d'ouverture du coffre selon un principe semblable à la Skoda Superb, faisant de la 5 GT une 4 et une 5 portes à la fois. Le tableau de bord est emprunté à la Série 7, tout comme les multiples spécificités technologiques du top modèle bavarois, à commencer par la toute nouvelle boîte automatique à 8 rapports découverte sur la 760i. À l'image de la Série 7, la 5 GT est uniquement proposée avec de gros moteurs à 6 ou 8 cylindres (pas de V12 cependant) d'une cylindrée minimum de (provisoirement) 3 litres.
Conduite : 157/200
L'association du Diesel puissant et onctueux à souhait et de la boîte automatique est une pure merveille. Sur ce plan, BMW vient d'établir une nouvelle référence. Naturelle et précise, la direction permet d'apprécier pleinement le potentiel du train avant. Le diamètre de braquage aurait pu toutefois être moins important.
Sécurité : 150/200
La 5 GT n'est pas un poids plume, mais son système de freinage se montre parfaitement à la hauteur. Le dosage est aisé et, même si BMW n'a pas toujours bonne réputation à ce sujet, l'endurance ne fait pas défaut. Le comportement est neutre, mais sur de mauvais revêtements, l'amortissement adaptatif laisse parfois à désirer. Rien de rédhibitoire cependant.
Confort : 153/200
Le confort était l'un des points principaux lors du développement de cette Gran Turismo. L'insonorisation est remarquable et le confort d'assise excellent à toutes les places. L'habitabilité est particulièrement généreuse et les suspensions font tout ce qu'elles peuvent pour préserver les passagers des irrégularités du revêtement. Cela dit, le filtrage aurait pu être meilleur, tandis que l'amortissement adaptatif réagit parfois avec trop de lenteur.
Fonctionnalité : 139/200
Grâce à la position d'assise surélevée et aux énormes portes, l'accessibilité est très aisée devant comme derrière. L'équipement est correct, sans plus. Finition de haute volée. Le volume du coffre est modulable grâce à la banquette coulissante et rabattable en 3 parties. Le double système d'ouverture est plutôt à considérer comme un gadget, d'autant qu'il impose des montants C très épais pénalisant dramatiquement la visibilité arrière.
Budget : 137/200
55.900 euros, ce n'est pas une paille. Toutes proportions gardées, ce prix ne nous semble pas irraisonnable. En effet, la 530d GT coûte 5.000 euros de plus qu'une 530d Touring à boîte manuelle, mais 21.000 euros de moins qu'une 730d. Etant donné sa taille, sa masse et sa puissance, sa conso est en outre remarquablement maîtrisée. Le seul véritable point négatif est la politique de BMW en matière de garanties. Manque de confiance ou pingrerie? Quoi qu'il en soit, la valeur résiduelle promet d'être élevée.
Conclusion : 736/1000
On ne peut avoir qu'une pensée émue pour les vendeurs BMW au moment où ceux-ci devront expliquer à leurs clients quel type de voiture est exactement la Série 5 GT. Les plus intelligents leur confieront les clés pour un bout d'essai. Quelle meilleure manière en effet de se rendre compte du confort de cette spacieuse voiture, même si la qualité de son filtrage n'est pas encore optimale. Au volant, le (futur) conducteur ne sera certainement pas déçu: l'association du 6 cylindres Diesel avec la nouvelle boîte automatique à 8 rapports est tout simplement parfaite. Bien plus qu'une somme de compromis, la Série 5 GT est une vraie réussite.
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur automobile 1457 du 28 octobre 2009.
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