La base de la nouvelle S60 est connue : elle partage son châssis avec le SUV compact XC60, luimême étroitement dérivé des V70 et S80. Cela signifie qu'elle repose sur des voies très larges (1578 mm). Tous les moteurs d'entrée de gamme ont été remplacés par une unité plus petite, mais de puissance semblable. Le 2.4D cède donc la place au D3, un 4 cylindres 2 litres, tandis que les 5 cylindres à essence ont été remplacé par des 4 cylindres suralimentés à injection directe de 1,6 litre (T2 de 150 ch et T3 de 180 ch) et 2 litres (T4 de 203 ch et T5 de 240 ch) d'origine Ford. Les mécaniques de haut de gamme (le 2,4 litres D5 de 205 ch et le 6 en ligne turbo T6 de 304 ch) ont quant à elles été conservées, non sans avoir bénéficié d'une série d'améliorations visant à augmenter leur rendement.
Conduite : 137/200
Le 5 cylindres 2 litres est en fait un 2.4D à la course raccourcie... et aux mêmes valeurs de couple et de puissance. Plus silencieux et vibrant moins que les 2.4D et D5, il offre un agrément suffisant si on le maintient entre 1400 et 3800 tr/min. Dotée d'une commande souple et rapide, la boîte 6 a été étagée pour réduire la consommation sans nuire aux performances. L'assistance électrohydraulique est parfaitement tarée. Seul le diamètre de braquage est réellement décevant.
Sécurité : 154/200
Avec des trouvailles aussi intelligentes que le City Safety et le Pedestrian Detection, Volvo confirme son rôle de pionnier en matière de sécurité. Dommage que le détecteur de piétons coûte encore si cher en option. Quant aux airbags, l'offre de série est complète. Le freinage donne entière satisfaction, tant en matière de puissance que d'endurance. Le comportement de la «plus dynamique des Volvo jamais produite» est agréable, mais la S60 n'est pas une sportive pour autant.
Confort : 150/200
Si la S60 n'affiche plus cette tendance à tanguer comme la plupart des grandes Volvo, elle reste très confortable. Les suspensions filtrent les irrégularités à merveille et l'amortissement contient bien les mouvements de caisse. Sur les autres plans - insonorisation, sièges, habitabilité... -, le confort est une réussite totale. À ce sujet, précisons que la place pour les jambes à l'arrière est supérieure à la moyenne, tout comme la garde au toit, et ce malgré une ligne de toit très fuyante.
Fonctionnalité : 133/200
Si l'habitabilité est plutôt surprenante compte tenu du design, le volume du coffre est décevant : 380 l de volume, c'est 25% de moins que la moyenne du segment. Certes, la banquette asymétrique est de série, mais les passages de roues sont très encombrants. Un bon point pour les nombreux espaces de rangements, tout comme pour la dotation de série, très complète eu égard au prix de base.
Budget : 145/200
Bien équipée et jouant sur le segment des sub-premiums, la S60 n'en bénéficie pas moins d'une tarification très séduisante. De plus, le moteur D3 est fiscalement intéressant («faibles » cylindrée et rejet de CO2) et consomme peu, ce qui, du même coup, favorise l'autonomie. On regrettera juste un rythme de maintenance très moyen et, surtout, un programme de garanties trop pingre.
Conclusion : 719/1000
Selon ses concepteurs, la S60 est la plus dynamique des Volvo jamais produite. Ils ne mentent pas, mais si cette familiale constitue effectivement une très agréable compagne de voyage pour qui aime se déplacer rapidement en conduite coulée, elle ne revendique aucune aspiration sportive, car Volvo ne voulait en aucune manière sacrifier le confort de roulage, bien au contraire. De fait, la S60 est magnifiquement insonorisée, offre des sièges parfaits et un amortissement très conciliant pour les lombaires, sans compter que, réputation oblige, elle s'avère également être une référence en matière de sécurité. Ajoutez-y un prix de base d'autant plus correct que la dotation de série est complète et vous comprendrez que cette nouvelle S60 a beaucoup d'atouts dans son jeu.
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur automobile 1478 du 18 août 2010.
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