Plus long et large de respectivement 20 cm et 10 cm par rapport à son prédécesseur, le Meriva nouveau, avec ses 4,25 m de long et 1,80 m de haut, semble avoir calqué ses dimensions sur celles du Scénic (4,35 m sur 1,85 m), qui, renouvelé l'année passée, reste un des leaders du segment. Ses cotes plus généreuses le rapprochent également de l'actuel Zafira. On ne s'étonnera donc pas qu'il lui emprunte tout son train avant tandis que l'essieu arrière provient de la toute récente Astra. Le Meriva reçoit les mécaniques downsizées de la nouvelle Astra. En essence, on retrouve donc le 1,4 litre délivrant au choix 100 ch (atmosphérique), 120 ou 140 ch (grâce à la suralimentation) tandis que chez les Diesel, l'offre débute avec le 1.3 CDTI (dont une version ecoFLEX, pouvant déjà être commandée, sera commercialisée à l'automne) et se poursuit avec le 1.7 CDTI.
Conduite : 138/200
Dans sa (nouvelle) configuration de 120 ch, le 4 cylindres 1.4 suralimenté n'est pas désagréable. Il se montre souple et volontaire, mais manque un peu de punch face à la masse de la voiture. Le fait qu'il n'ait droit qu'à une boîte 5 n'arrange rien, d'autant que celle-ci n'est pas particulièrement agréable à utiliser. La nouvelle direction à assistance électrohydraulique est plaisante et précise. Dommage que le diamètre de braquage soit excessif pour une automobile de ce gabarit.
Sécurité : 158/200
Le Meriva est équipé de 4 disques (ventilés) à l'avant. Ils font leur boulot plus qu'honnêtement, sont facilement dosables et résistent bien à l'effort. Imperturbable en ligne droite grâce à sa direction réussie, le Meriva se montre aussi efficace dans les portions sinueuses. Aucune perte de motricité à signaler, mais il est vrai que le couple à transmettre est plutôt limité. L'éclairage AFL est à conseiller. La sécurité passive est dans la bonne moyenne.
Confort : 152/200
Avec certains pneus (notre modèle chaussait du 17”, contre 16” de série), la suspension peut se montrer sautillante sur nos routes défoncées. Il y a un peu trop d'interrupteurs sur la console centrale, mais l'ergonomie est bien pensée et le confort des sièges sport (option) est remarquable. L'habitabilité est généreuse et, comme d'habitude chez GM, la clim' fonctionne très bien. On aurait cependant souhaité des bouches de ventilation un peu plus grandes, surtout cet été.
Fonctionnalité : 166/200
Dans le vocabulaire d'Opel, le mot «flex» revient souvent, et pas à tort. Ce petit monospace est effectivement très fonctionnel : outre la bonne habitabilité, le coffre est très grand et très facile à moduler sans rien devoir démonter. Le rail modulaire central est aussi une très bonne trouvaille. De nombreuses babioles y trouveront place. Enfin, les amateurs de petite reine apprécieront le porte-vélo escamotable, mais il annule toute possibilité de disposer d'une attache-remorque.
Budget : 146/200
L'appétit du moteur à essence dépend fortement du style de conduite et des conditions de roulage. La masse élevée n'y est pas étrangère. Pour ce qui est de la garantie générale et de l'assistance routière, Opel n'est guère généreux. Les Meriva profitent d'un équipement de série honnête, sont très correctement tarifés et, leurs options sont abordables. En moyenne, la finition est bonne. Cela devrait profiter à la valeur résiduelle, même si cette dernière sera plus favorable aux versions Diesel.
Conclusion : 760/1000
Avec le nouveau Meriva, Opel veut clairement se battre sur un autre segment... et s'en donne les moyens ! Outre ses originales portes arrière antagonistes, le principal atout du Meriva, c'est bien sûr sa flexibilité et sa fonctionnalité, d'autant qu'il parvient à les assortir d'un comportement routier agréable et d'un bon confort d'assise pour tous les occupants. De plus, l'habitacle est esthétiquement réussi et bien fini, sans compter que le tarif apparaît très compétitif (bien plus que celui de l'ancien modèle). Malheureusement, le 1.4 T 120 doit composer avec une masse élevée et un étagement de boîte peu adapté. Forcément, cela nuit aux performances et à la consommation, encore que cette dernière dépende surtout du style de conduite et des conditions de circulation. Quant au châssis, on regrettera que le filtrage des irrégularités ne soit pas plus efficace. Une lacune que pallient les excellents sièges. Bref, le nouveau Meriva a plus d'un tour dans son sac pour réussir sa carrière dans une catégorie supérieure à celle de son prédécesseur.
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur automobile 1476 du 20 juillet 2010.
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