les porte-à-faux. Faute d'avoir les moyens de partir de zéro, il adapte une base existante. Cette plateforme continuera à intéresser Citroën et Peugeot, pressés eux aussi de décliner leur clone d'Outlander - C-Crosser et Peugeot 4007 - vers le bas. L'accord prorogé entre les trois marques permettra à Mitsubishi de revoir ses ambitions à la hausse, en ajoutant 50.000 unités badgées PSA aux 30.000 ASX qu'il compte produire en année pleine.
Conduite : 148/200
Ce nouveau SUV compact permet à Mitsubishi de se reconcentrer sur le Diesel. Après une période qui vit la marque s'approvisionner chez Volkswagen (2.0 DI-D) ou balbutier sur son propre 3 cylindres hélas abandonné (Colt 1.5 DI-D, Smart ForFour 1.5 cdi), voici le 1.8 DID, un 4 cylindres novateur. Fort de 300 Nm et de 115 ou 150 ch, il est le premier Diesel (turbo à géométrie variable) doté d'un calage variable à l'admission. A la clé: du brio sans chahut et une consommation archicontenue.
Sécurité : 152/200
L'ASX est un Outlander raboté de 34,5 cm sur les porte-à-faux: la cellule d'habitacle en a l'empattement (2670 mm) et s'érige sur la plateforme commune à Mitsubishi et Chrysler/Jeep. Le petit SUV est plus étroit tant sur les voies (15 mm) qu'en largeur hors tout (30 mm), mais aussi plus bas (de 65 mm) avec un pavillon fuyant vers l'arrière. Il offre la même protection aux crash-tests (5 étoiles pour ses passagers, 3 pour les piétons) et fait même mieux avec un airbag de genoux pour le conducteur.
Confort : 140/200
On retrouve les qualités de la suspension de l'Outlander, bien amortie et filtrante, même si l'état de la chaussée laisse à désirer. Après tout, l'achat d'un SUV se justifie en Belgique, étant donné la déliquescence de nos rues et routes. Les sièges nous sont familiers, comme les contours anguleux des accoudoirs de portes rendant le contact presque spartiate. Le gros progrès vient du nouveau Diesel Mitsubishi, incomparablement plus silencieux que le 2 litres à injecteurs-pompes d'origine Volkswagen.
Fonctionnalité : 146/200
Plus bas de «plafond» que son aîné, l'ASX en a l'empattement, donc une longueur habitable équivalente. Pourtant, l'impression d'espace ne prime pas. Face à ses congénères, ses cotes d'habitabilité se situent toutefois dans la bonne moyenne. Fixe, la banquette possède 2 dossiers asymétriques faciles à rabattre ou redresser. Ils se bloquent en position relevée sur 2 crans. Bien pensés, les espaces de rangement sont en suffisance. L'exécution haute Instyle n'ostracise aucun équipement d'agrément.
Budget : 152/200
Le phaseur d'admission fait tourner le 1.8 DI-D avec un rapport volumétrique très bas pour un Diesel (14,9:1), réduisant conso et NOx. Le petit appétit en ville vient de l'AutoStop & Go, inclus dans le pack ClearTec avec le freinage régénérateur, qui évite de brûler inutilement du gazole à l'arrêt. L'ASX bat des records d'économie (7,3 l/100) chez les SUV compacts. Le 150 ch est vendu à un prix concurrentiel dans les 2 versions les plus richement dotées. Avec la peinture métal pour seule option...
Conclusion : 738/1000
Mitsubishi n'a pas eu une interprétation très originale du crossover compact. Son ASX débarque très tard, sans susciter de réaction émotionnelle (d'ordre esthétique ou conceptuelle), sur un marché saturé où l'embarras du choix complique le positionnement de la majorité des acteurs. Pourtant, sans rien concéder à ses concurrents, ni en confort d'utilisation ni en performances, il a l'argument du plus petit Diesel, de celui qui consomme le moins et qui pourrait en profiter pour payer moins de taxes. A condition de préférer le 115 ch au 150, une alternative qui n'enlève pas beaucoup de rondeur au 1.8 DI-D dans la mesure où celui-ci garde tous ses 300 Nm de couple.
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur automobile 1477 du 4 août 2010.
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