Ne vous y trompez pas : la ligne ravageuse du Veloster cache un pedigree moins flamboyant que celui du Coupé Genesis. Son truc, c'est plutôt la polyvalence d'utilisation, une nature qu'il tire notamment de ses 3 portes latérales.
27-09-2011
Points positifs
Concept original, ligne étonnante Plus pratique qu'un coupé, coffre logeable Commande de boîte, boîte robotisée optionnelle Châssis équilibré, voire joueur Consommation très raisonnable Programme de garanties
Points négatifs
Garde au toit insuffisante Amortissement insuffisant Visibilité périphérique GDI manquant de couple et de caractère Lacunes d'équipements (xénon, capteur de pluie?) Carrosserie vulnérable
Le Veloster n'a pas froid aux yeux. Il l'annonce d'ailleurs tout de go: ses cibles, ce sont les Volkswagen Scirocco, Mégane Coupé et autres Peugeot RCZ. Gonflé, le coréen! La parade? La découpe d'une troisième porte latérale du côté du passager, une originalité déjà observée chez la Mini Clubman ou, dans un style différent, la Mazda RX-8. Une vraie bonne idée? Apparemment oui, puisque, grâce à cette ouverture d'un petit mètre carré, ce coupé se fait aussi pratique qu'une demi-berline ! Mais cette astuce n'est pas la seule extravagance du Veloster. Sa ligne tout en muscles et en rondeurs constitue certainement un autre de ses arguments de vente. Bien sûr, ses traits plairont ou non de manière péremptoire, mais voilà au moins un coupé qui n'a pas peur de s'affirmer et qui, pour une fois, ne semble pas avoir sacrifié sa polyvalence sur l'autel du style. Original dehors, le Veloster l'est en revanche un peu moins «dedans» dans le sens où il n'a pas fait l'objet d'un développement exclusif.
Conduite : 134/200
Le GDI est souple et discret, mais il manque cruellement de muscle sous le cap des 3500 tr/min. En conduite rapide, ce n'est donc pas une sinécure, d'autant que la boîte à l'étagement longuet (5e et 6e) impose de rétrograder pour relancer la machine. Heureusement, la boîte 6 « maison » offre une commande bien agréable à manipuler. Et la boîte robotisée à double embrayage fait partie de la liste d'options.
Sécurité : 144/200
Le Veloster vise 5 étoiles, un score tout à fait à sa portée compte tenu de l'équipement embarqué. L'ESP fait ainsi partie de la dotation de série, tout comme la batterie d'airbags, mais il manque encore les détecteurs d'angle mort ou de franchissement de ligne et, plus basique encore, le détecteur de pluie. Sur la route, le Veloster est agréable. Et en tous cas sensiblement plus qu'attendu. Mieux : il joue carrément les sportifs avec, lorsqu'on le provoque, un train arrière mobile. Un régal !
Confort : 137/200
Le sous-amortissement de la suspension profite au confort. L'habitabilité est évidemment celle d'un coupé de gamme moyenne, même si on ne manquera pas de souligner que le Veloster fait mieux que ses concurrents compte tenu de sa ligne plus travaillée. La sellerie est d'une qualité correcte, mais les attentions manquent pour les passagers arrière (ouïes de ventilation, accoudoir, aumônières ?) Le climatiseur est de série. Manuel sur la version d'accès, il est automatique au second niveau.
Fonctionnalité : 134/200
La grande originalité du Veloster, c'est bien sûr sa troisième porte latérale découpée dans le flanc droit. Celle-ci facilite grandement l'accès aux places arrière même s'il faut avouer que les adultes devront courber l'échine pour ne pas taper leur tête dans le pavillon. Il n'empêche, cette astuce est franchement la bienvenue dans le cadre d'une utilisation quotidienne. Le volume du coffre est quant à lui tout à fait correcte, mais seul le dossier de banquette est rabattable.
Budget : 151/200
Le GDI n'est peut être pas un grand fougueux, mais il est l'un des moteurs à essence les plus sobres. Voilà qui vient compenser l'absence de moteur Diesel. Par ailleurs, Hyundai se fait toujours fort d'une couverture de 5 ans tandis que le rapport prix/équipement figure toujours parmi les meilleurs de la catégorie. Un seul regret nous habite malgré tout : l'impossibilité d'enrichir la version de base Lounge, même avec des équipements essentiels (régulateur de vitesse, capteurs de parking).
Conclusion : 700/1000
Le Veloster est un futé ! En plus d'une ligne spectaculaire, il parvient à mettre en oeuvre des astuces qui garantissent une étonnante polyvalence d'utilisation. Sa troisième porte latérale est certainement la plus intelligente d'entre-elles et, bien qu'elle ne lui permette pas encore de jouer les humanistes à la façon d'un monospace, elle améliore sensiblement sa condition de coupé qui, trop souvent, sacrifie les aspects pratiques au nom de l'apparence. Bref, avec de si bonnes idées, le Veloster se donne les moyens de convaincre les amateurs qui hésitaient encore à franchir le pas, tandis qu'il pourrait aussi en rallier d'autres grâce à sa partie châssis plus sympathique qu'attendu. Voilà un tableau qui fera vite oublier les défauts de ce petit coupé (garde au toit réduite, lacunes d'équipement, impossibilité d'enrichir la version d'accès) ou l'absence de version Diesel. Réflexion faite, ce dernier aspect ne représente en fait qu'un demi-handicap dans le sens où, bien qu'il manque de volonté sous les 3500 tr/min, le GDI se fait fort d'une consommation étonnamment maîtrisée. Voilà une belle manière de nous prouver sa capacité à conjuguer plaisir et raison. Vivement la version suralimentée !